Cancer du sein et douleur chronique : peut-on prévenir certaines douleurs après une mastectomie ?
- noriaamireche
- il y a 5 jours
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La douleur chronique post-mastectomie constitue une complication fréquente de la chirurgie mammaire. Selon les séries publiées, elle pourrait concerner jusqu'à plusieurs patientes sur dix après l'intervention.
Cette douleur, souvent neuropathique, peut se manifester par des brûlures, décharges électriques, hypersensibilité, douleurs thoraciques persistantes ou limitations fonctionnelles pouvant altérer durablement la qualité de vie.
Une revue systématique récente publiée dans Pain Management souligne l'intérêt croissant de la cryoneurolyse dans la prévention et la prise en charge des douleurs post-mastectomie. Les études analysées rapportent une réduction significative de la douleur ainsi qu'une diminution de la consommation d'opioïdes chez certaines patientes. Les auteurs concluent que cette approche est prometteuse, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les travaux de recherche.
La cryoneurolyse consiste à appliquer de manière ciblée un froid contrôlé sur certains nerfs impliqués dans la transmission douloureuse. Cette technique de neuromodulation périphérique permet une interruption réversible du signal douloureux tout en préservant l'intégrité du nerf.
À l'Hôpital Privé Paul d'Egine (Champigny-sur-Marne), nous développons une approche multidisciplinaire associant chirurgie, anesthésie-réanimation et médecine de la douleur afin d'optimiser la récupération postopératoire et prévenir la chronicisation de la douleur.
Cette prise en charge s'appuie sur la collaboration entre :
• Dr François Bart
• Dr Noria Amireche
• Dr Hakim Khiter
• Dr Elise Guivarch
• Dr Freddy Kayembe
• Dr Zina Bouzit
L'objectif est d'intégrer les stratégies les plus récentes de prévention de la douleur chronique au sein du parcours de soins des patientes opérées pour un cancer du sein.
📍 Hôpital Privé Paul d'Egine – Champigny-sur-Marne
📍 Institut de Lutte Contre la Douleur – Paris
Pain Manag. 2024 Dec;14(12):665-671. doi: 10.1080/17581869.2024.2443380




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